Editor’s note: A version of this article is available in French. Click here.
During Thursday’s second general session of eXpcon Montréal, Wendy Forsythe, CMO of eXp Realty, interviewed Lisa LaFlamme who, for many Canadians, wasn’t just a journalist but a daily presence in their living rooms.
“In our house,” Wendy shared, “we had two channels – CBC or CTV. And we were definitely a CTV family. Lisa LaFlamme shaped how I understood storytelling. She shaped the way I dreamed in business, in life, and in the world.”

And with that, Lisa LaFlamme took the stage sharing heartfelt stories of her 30-year career as chief anchor and senior editor of CTV National News. She spoke of the horrors of 911 to sitting side-by-side with Paul McCartney playing piano and singing the original lyrics to ‘Yesterday’” – ‘Scrambled eggs, oh baby how I love your legs.”
“I was nine when Watergate broke. All I wanted was to watch “The Partridge Family” or “Hogan’s Heroes,” but all I got was 51 days of hearings. And something clicked. I was curious. Obsessed, even. That’s when I knew: storytelling was in my blood.”
Three-legged Cat Story Leads to Something Bigger
That curiosity took her far, though the path wasn’t paved in glamour.
“One of my first stories, I was sent out to cover a three-legged cat – named Tripod – stuck in a tree in Waterloo.” The room laughed. But it was what happened next that stuck with Lisa.

“While watching the rescue, a group of moms pulled me aside and said, ‘If you want a real story, go over there. The kids are risking their lives just to cross the street.’” Lisa followed the tip, setting up a hidden camera, and captured the dangerous intersection. The story aired. City Hall responded and a stoplight was installed.
“That,” she said, “was my first taste of what journalism could do. Real change. But it only happened because I listened. Relationships take time. Trust takes time. And in both your business and mine – trust is everything.”
‘Too Many Ted Baxters and Not Enough Lou Grants’
When asked about being a woman in the industry, Lisa didn’t hold back.
“I’ve worked for one too many Ted Baxters and not enough Lou Grants,” she said, drawing cheers and nods from the audience. “I walked into editors’ suites and saw pinups on the wall. I wasn’t offended – I used humor to get through it. But the truth is, there was always a different set of rules for women.”

“My biggest failure?” Lisa paused. “Missing Saddam Hussein (who was in hiding). I was in Baghdad, got horribly sick, airlifted to Jordan, and I missed it. Twenty years later, I learned I had a parasite and needed to have 18 inches of my colon removed. But it taught me to grow through failure.”
Her Reporting Took Her to Some Traumatic Events
Lisa opened up about the trauma of reporting. “After Hurricane Katrina, I saw bodies under bridges. I stayed in a hotel with a body lying outside for days. I finally saw a therapist. She asked one question and I burst into tears. Sometimes you just need a good cry.”
She spoke of emotional intelligence, especially in building trust. “It’s not just facts. It’s empathy. It’s listening. It’s knowing how to connect. Especially in real estate. If people don’t feel understood, they won’t trust you.”

‘Trudeau on a $20 Dollar Bill’
On the dangers of misinformation, she didn’t mince words.
“We are watching history in the making. I’ve covered autocrats. I’ve seen trust erode. Just recently, there was a fake story about Justin Trudeau on a $20 bill and it went viral. We need to reclaim truth – not from algorithms, but with integrity.”

‘Comeback Will Be Better Than the Setback’
Lisa’s voice softened as she talked about aging, getting fired from CTV, and the comeback that followed. “I worked there for 35 years. I loved my job. Then, one day – it was gone. I didn’t see it coming. But I made a promise: the comeback will be better than the setback.”
She embraced her gray hair, her age, her power. “I’ve always had a different view. Aging is weird, especially on TV. But don’t lose your voice. Be aware of it. And never, ever let anyone take it from you.”
‘We’ll Get There’
As she closed, Lisa lit up speaking about her passion projects: mentoring, fighting for democracy, standing up for human rights. She had just returned from South Sudan, where 80% of the population is under 30. “They give me hope,” she said. “Because the future isn’t written yet.”
And her advice for women in business?
“Stick with it. Celebrate small victories. Have integrity. Find your voice and don’t let go. We don’t have equality yet – but we’ll get there.”
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Le pouvoir du récit : Le parcours de Lisa LaFlamme, de la salle de nouvelles au cœur de l’humanité
Lors de la deuxième séance plénière de l’eXpcon Montréal jeudi, Wendy Forsythe, chef du marketing chez eXp Realty, a interviewé Lisa LaFlamme qui, pour bien des Canadiens, n’était pas seulement une journaliste, mais une présence quotidienne dans leur salon.
« Chez nous, » a partagé Wendy, « on avait deux postes – CBC ou CTV. Et on était clairement une famille CTV. Lisa LaFlamme a façonné ma compréhension du récit. Elle a influencé ma façon de rêver – en affaires, dans la vie, et dans le monde. »
Et sur ces mots, Lisa LaFlamme est montée sur scène pour partager des récits touchants de sa carrière de 30 ans comme chef d’antenne et rédactrice en chef du CTV National News. Elle a parlé des horreurs du 11 septembre jusqu’à un moment passé à côté de Paul McCartney, jouant du piano et chantant les paroles originales de “Yesterday” – « Scrambled eggs, oh baby how I love your legs. »
« J’avais neuf ans quand le scandale du Watergate a éclaté. Tout ce que je voulais, c’était regarder “La famille Partridge” ou “Les héros de Hogan”, mais tout ce que j’ai eu, ce sont 51 jours d’audiences. Et là, quelque chose a cliqué. J’étais curieuse. Obsédée, même. C’est là que j’ai su : j’avais le récit dans le sang. »
L’histoire du chat à trois pattes mène à quelque chose de plus grand
Cette curiosité l’a menée loin, même si le parcours n’était pas toujours glamour.
« Une de mes premières histoires, c’était un reportage sur un chat à trois pattes – appelé Tripod – coincé dans un arbre à Waterloo. » La salle a éclaté de rire. Mais c’est ce qui s’est passé ensuite qui est resté gravé dans la mémoire de Lisa.
« En regardant le sauvetage, un groupe de mamans m’a prise à part et m’a dit : “Si tu veux une vraie histoire, va là-bas. Les enfants risquent leur vie juste pour traverser la rue.” » Lisa a suivi le conseil, a installé une caméra cachée et a filmé l’intersection dangereuse. Le reportage a été diffusé. L’hôtel de ville a réagi et un feu de circulation a été installé.
« C’est là, » dit-elle, « que j’ai goûté pour la première fois à ce que le journalisme pouvait accomplir. Un vrai changement. Mais c’est arrivé seulement parce que j’ai écouté. Les relations, ça prend du temps. La confiance, aussi. Et que ce soit dans votre domaine ou dans le mien – la confiance, c’est tout. »
Trop de Ted Baxter et pas assez de Lou Grant
Quand on lui a demandé ce que c’était d’être une femme dans l’industrie, Lisa n’a pas mâché ses mots.
« J’ai travaillé avec trop de Ted Baxter et pas assez de Lou Grant, » a-t-elle dit, déclenchant des acclamations et des hochements de tête dans la salle. « Je suis entrée dans des bureaux de rédacteurs où il y avait des pin-up sur les murs. Je n’étais pas offensée – j’ai utilisé l’humour pour passer au travers. Mais la vérité, c’est qu’il y avait toujours un double standard pour les femmes. »
« Mon plus grand échec? » Lisa a marqué une pause. « Avoir manqué Saddam Hussein (qui se cachait). J’étais à Bagdad, j’ai été gravement malade, évacuée d’urgence en Jordanie, et je l’ai manqué. Vingt ans plus tard, j’ai appris que j’avais un parasite et qu’on devait m’enlever 18 pouces de côlon. Mais j’ai appris à grandir à travers l’échec. »
Son travail de reportage l’a menée à des événements traumatisants
Lisa s’est ouverte sur le traumatisme de son métier. « Après l’ouragan Katrina, j’ai vu des corps sous des ponts. J’ai séjourné dans un hôtel avec un cadavre devant l’entrée pendant des jours. J’ai fini par consulter une thérapeute. Elle m’a posé une question et j’ai éclaté en sanglots. Parfois, on a juste besoin de pleurer un bon coup. »
Elle a parlé de l’intelligence émotionnelle, surtout pour établir la confiance. « Ce n’est pas juste les faits. C’est l’empathie. C’est savoir écouter. Savoir créer des liens. Surtout en immobilier. Si les gens ne se sentent pas compris, ils ne vous feront pas confiance. »
Trudeau sur un billet de 20 $
Sur les dangers de la désinformation, elle n’a pas tourné autour du pot.
« On est en train de voir l’histoire s’écrire. J’ai couvert des autocrates. J’ai vu la confiance s’effriter. Et maintenant, il y a eu cette fausse histoire sur Justin Trudeau sur un billet de 20 $ et elle est devenue virale. Il faut reprendre le contrôle de la vérité – pas à travers les algorithmes, mais avec intégrité. »
Le retour sera meilleur que le revers
La voix de Lisa s’est adoucie lorsqu’elle a parlé du vieillissement, de son renvoi de CTV et de son retour en force. « J’ai travaillé là pendant 35 ans. J’adorais mon travail. Puis, un jour – tout était fini. Je ne l’avais pas vu venir. Mais j’ai fait une promesse : mon retour sera meilleur que mon revers. »
Elle a embrassé ses cheveux gris, son âge, sa force. « J’ai toujours eu une perspective différente. Vieillir, c’est étrange, surtout à la télé. Mais ne perds jamais ta voix. Sois consciente de ta voix. Et ne laisse jamais personne te l’enlever. »
On va y arriver
En terminant, Lisa s’est illuminée en parlant de ses projets de cœur : le mentorat, la défense de la démocratie, la lutte pour les droits humains. Elle revenait tout juste du Soudan du Sud, où 80 % de la population a moins de 30 ans. « Ils me donnent de l’espoir, » a-t-elle dit. « Parce que l’avenir n’est pas encore écrit. »
Et son conseil aux femmes en affaires?
« Tenez bon. Célébrez les petites victoires. Ayez de l’intégrité. Trouvez votre voix et ne la lâchez jamais. L’égalité, ce n’est pas encore gagné – mais on va y arriver. »